Vingt-quatre ans après le premier opus, « Gladiator II » de Ridley Scott sort en grande pompe, marquant non seulement un événement cinématographique, mais aussi un impact économique majeur pour Ouarzazate. Cette ville marocaine, déjà surnommée le « Hollywood d’Afrique », a accueilli une grande partie du tournage, créant des emplois et revitalisant les infrastructures touristiques mises à mal par la crise du Covid.
Une Épopée Épique Pour le Grand Écran
Dans ce nouvel opus, Ridley Scott met en scène Lucius, héritier de l’Empire, qui, après la mort de Commode, est envoyé à Rome pour sa protection. Une fois adulte, Lucius, interprété par Paul Mescal, est réduit en esclavage et ramené à Rome pour devenir gladiateur, un rôle qui plonge les spectateurs dans un spectacle de combats et de trahisons, avec un casting impressionnant comprenant Denzel Washington dans le rôle de Macrinus, un personnage manipulateur et influent.
Un Tournage Majeur à Ouarzazate
Avec un budget de 300 millions de dollars (environ 345 millions de dirhams), le tournage de « Gladiator II » représente l’une des plus grandes productions réalisées au Maroc. Employant plus de 3 200 personnes localement, dont des figurants, techniciens et artisans locaux, le tournage a créé un impact significatif pour l’économie de la région de Ouarzazate, déjà fragilisée par les effets de la pandémie.
La ville a dû relever le défi de loger près de 700 membres de l’équipe étrangère, remplissant les hôtels et dynamisant les infrastructures. Selon Ahmed Jmimy Ahmouounam, un acteur du secteur touristique, la présence de cette production a également contribué à augmenter le taux de remplissage des hôtels et à revitaliser des établissements presque désertés depuis la crise sanitaire.
Des Opportunités de Formation et de Croissance Professionnelle
Une Diversité de Paysages et de Compétences Techniques
Le Maroc continue d’attirer les grandes productions cinématographiques grâce à la diversité de ses paysages et aux compétences techniques des équipes locales. Ahmed Jmimy Ahmouounam explique que les compétences des techniciens marocains sont reconnues pour leur polyvalence et leur capacité à travailler dans des conditions parfois extrêmes, comme le climat aride de Ouarzazate.
En plus d’offrir une grande variété de décors naturels adaptés aux films d’époque et d’aventure, le Maroc propose également des incitations fiscales qui en font un choix attractif pour les producteurs étrangers. Cette approche proactive pour attirer les investissements permet de dynamiser l’économie locale et d’encourager la croissance du secteur du tourisme et du cinéma.


