Casablanca s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa transformation numérique. La métropole marocaine doit accueillir une cité consacrée à l’intelligence artificielle, présentée comme une première en Afrique. Soutenu par Nvidia, le projet associe infrastructures de calcul, formation aux technologies de l’IA et développement de centres de données de nouvelle génération.

Casablanca accueille une cité dédiée à l’intelligence artificielle, un projet inédit en Afrique

Casablanca veut devenir un pôle africain de l’intelligence artificielle

Le projet vise à renforcer la place de Casablanca dans l’écosystème technologique africain. Cette future cité doit réunir des infrastructures capables d’accompagner entreprises, chercheurs, ingénieurs et développeurs travaillant sur l’intelligence artificielle, le cloud computing et le calcul haute performance.

L’ambition dépasse ainsi la construction d’un simple data center. Le dispositif doit contribuer à structurer un véritable environnement technologique autour de l’IA au Maroc, avec des capacités de calcul destinées notamment à l’entraînement de modèles et aux applications nécessitant d’importantes ressources informatiques.

Nvidia au cœur du développement de l’IA au Maroc

Selon les informations rapportées dans l’article source, Nvidia occupe une place centrale dans cette initiative. Le spécialiste américain des processeurs graphiques prévoit notamment un programme national consacré à la formation et à la certification dans les technologies d’intelligence artificielle.

Ingénieurs, chercheurs, étudiants et professionnels pourraient ainsi se former à différents domaines : IA générative, science des données, deep learning, programmation CUDA, apprentissage automatique et solutions Nvidia destinées aux entreprises.

Cette dimension consacrée aux compétences constitue un enjeu important pour le Maroc, qui cherche à accompagner ses investissements numériques par la formation d’un vivier local de spécialistes.

Santé, finance et énergie parmi les secteurs concernés

Les capacités informatiques annoncées pourraient être utilisées dans plusieurs secteurs stratégiques. La santé numérique, les services financiers, l’énergie, l’éducation et la recherche scientifique figurent parmi les domaines susceptibles de bénéficier du calcul haute performance.

De telles infrastructures permettent notamment de traiter d’importants volumes de données, d’entraîner des modèles d’intelligence artificielle et d’effectuer des simulations complexes. Pour les entreprises marocaines et africaines, leur disponibilité locale pourrait faciliter le développement de nouveaux services numériques.

Deux supercalculateurs d’intelligence artificielle annoncés près de Casablanca

Le projet prévoit également la création de deux supercalculateurs dédiés à l’IA dans la région de Casablanca. Ces équipements, parfois qualifiés d’« usines d’intelligence artificielle », doivent fournir les ressources nécessaires aux opérations de calcul les plus exigeantes.

L’article évoque également le recours aux énergies renouvelables pour alimenter ces infrastructures. Cet aspect prend une importance particulière alors que les centres de données et les systèmes d’IA nécessitent des quantités croissantes d’électricité.

Le cloud computing africain au centre des ambitions

Un autre volet concerne l’extension des capacités de cloud computing en Afrique. Le projet associerait notamment Technopolis, filiale de la Caisse de Dépôt et de Gestion, avec l’objectif d’étendre certaines infrastructures et certains services numériques depuis le Maroc vers d’autres marchés africains, dont l’Égypte et le Nigeria.

Cette orientation illustre une ambition plus large : faire du Royaume une plateforme technologique reliant les marchés africains aux grands acteurs internationaux du numérique.

Un projet Nexus AI Factory annoncé à grande échelle

Parallèlement à la cité de l’intelligence artificielle, le texte évoque un second projet baptisé Nexus AI Factory. Cette infrastructure de grande capacité serait destinée à fournir une puissance de calcul importante pour l’exécution et l’entraînement de modèles d’intelligence artificielle.

Une capacité opérationnelle pouvant atteindre 500 mégawatts est évoquée. Le projet devrait également s’appuyer sur des processeurs Blackwell de Nvidia et sur un approvisionnement en énergie renouvelable. Certains éléments, notamment sa localisation précise et son calendrier de mise en service, restent toutefois à préciser.

Le Maroc cherche à renforcer sa souveraineté numérique

Au-delà de Casablanca, ces investissements traduisent la volonté du Maroc de renforcer ses infrastructures numériques, ses capacités de stockage et de calcul ainsi que son expertise dans les technologies émergentes.

Disposer localement de ressources permettant de développer et d’entraîner des modèles d’IA pourrait réduire la dépendance à des infrastructures situées à l’étranger. Pour le Royaume, l’enjeu est également économique : attirer des investissements technologiques, développer de nouvelles compétences et favoriser l’émergence d’entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle.

Avec Casablanca comme point d’ancrage, le Maroc entend ainsi prendre une place plus importante dans la transformation numérique du continent et dans le développement de l’intelligence artificielle en Afrique.