Le groupe Oncorad, acteur majeur de la santé privée au Maroc, a annoncé un ambitieux programme d’investissement de 3,5 milliards de dirhams (environ 350 millions de dollars) pour construire trente nouveaux hôpitaux d’ici 2028. Cette initiative vise à renforcer l’infrastructure médicale du pays, répondant ainsi à une demande croissante de soins de qualité dans un système de santé confronté à des défis structurels majeurs.

Oncorad : un investissement stratégique de 3,5 milliards de dirhams pour révolutionner le système hospitalier marocain

Un projet ambitieux pour répondre aux besoins croissants en soins de santé

Créé en 2000, Oncorad s’est d’abord spécialisé dans le traitement du cancer avant de diversifier ses activités dans plusieurs spécialités médicales. À ce jour, le groupe gère sept établissements hospitaliers répartis dans les principales villes du Maroc, avec une capacité totale de plus de 400 lits. Avec ce nouveau projet, Oncorad ambitionne de multiplier cette capacité par sept, atteignant ainsi plus de 2 800 lits d’ici trois ans.

Cette expansion est stratégique pour un pays où le système de santé public fait face à un déficit chronique de lits hospitaliers, de médecins et de personnel infirmier. Les chiffres montrent une inadéquation entre l’offre et la demande, exacerbée par la généralisation de la couverture médicale à l’ensemble de la population, lancée par le gouvernement en 2021. Ce programme de couverture universelle a non seulement permis à des millions de Marocains d’accéder aux soins, mais a également mis en lumière l’urgence d’investissements privés pour combler les lacunes.

Une vision claire pour financer et étendre le réseau

Pour concrétiser cet ambitieux plan, Oncorad prévoit de s’appuyer sur un mix de financements comprenant des prêts bancaires, des investissements issus de fonds spécialisés et des ressources propres. Cette stratégie financière illustre une approche méthodique et durable pour assurer la mise en œuvre du projet.

Quant à une éventuelle introduction en bourse, Redouane Semlali, président-directeur général du groupe, n’écarte pas cette option, bien qu’il précise que la priorité actuelle reste centrée sur le développement et l’expansion du réseau hospitalier. « Notre principal objectif est de bâtir un réseau d’établissements capable de répondre aux besoins critiques en soins de santé dans le pays », a-t-il affirmé.

Impact socio-économique et perspectives

L’impact de ce programme ne se limitera pas uniquement à l’amélioration de l’infrastructure médicale. La construction de ces hôpitaux devrait également créer des milliers d’emplois directs et indirects, contribuant ainsi au développement économique des régions où ils seront implantés. Ces établissements seront répartis de manière stratégique pour garantir un accès équitable aux soins à travers le pays.

Par ailleurs, cette initiative répond à une demande croissante pour des services médicaux spécialisés, notamment dans des domaines comme l’oncologie, la cardiologie et la médecine interne. Elle s’inscrit également dans les efforts du Maroc pour attirer davantage d’investissements privés dans le secteur de la santé, un domaine qui joue un rôle clé dans la vision stratégique de développement du Royaume.

Vers un Maroc plus résilient face aux défis de la santé

Avec ce programme ambitieux, Oncorad ne se contente pas de répondre aux besoins immédiats du système de santé marocain. Il s’inscrit dans une dynamique de transformation durable, alignée avec les priorités nationales visant à moderniser le secteur et à garantir un accès aux soins pour tous. En s’attaquant aux défis structurels et en misant sur l’innovation, le groupe contribue à faire du Maroc une référence régionale en matière de santé privée.

L’avenir du système de santé marocain pourrait bien être marqué par cette initiative phare, qui constitue un modèle pour des collaborations réussies entre le secteur privé et public, au service d’une population en quête de soins de qualité.