En moins d’une décennie, le Maroc s’est imposé comme l’un des pays africains les plus performants en matière d’accès à l’eau potable. Selon un rapport conjoint de l’OMS et de l’UNICEF, le Royaume a enregistré une progression de 17 points entre 2015 et 2022, passant d’un taux de couverture de 73 % à 92 % au niveau national.
Cette avancée majeure positionne le Maroc parmi les pays à revenu intermédiaire inférieur les plus dynamiques dans la gestion et la sécurisation de ses ressources hydriques.
Une progression remarquable en milieu rural
Si les zones urbaines bénéficient depuis longtemps d’une couverture quasi universelle, la plus forte progression est observée dans les zones rurales. Le taux d’accès à l’eau potable y est passé de 60 % à plus de 81 % en moins de dix ans. Cette évolution réduit considérablement les inégalités territoriales et illustre les efforts constants de l’État pour garantir une équité dans l’accès à l’eau.
Grâce à ces résultats, le Maroc fait partie des rares pays africains où plus de 75 % de la population dispose d’un accès à une eau de base sécurisée, un niveau nettement supérieur à la moyenne régionale, souvent inférieure à 30 %.
Une stratégie nationale fondée sur la durabilité
Face à la raréfaction de l’eau accentuée par le changement climatique, le Royaume mise sur une stratégie à deux volets :
- la construction de nouveaux barrages,
- et le développement de stations de dessalement d’eau de mer.
Aujourd’hui, le Maroc compte plus de 150 barrages répartis sur tout le territoire, représentant une capacité de 20 milliards de mètres cubes d’eau. Ces infrastructures sont essentielles à l’approvisionnement en eau potable, à l’irrigation agricole et à la prévention des crues.
Le dessalement, pilier de la sécurité hydrique du Maroc
Pour faire face à la baisse des précipitations, le Royaume mise sur le dessalement de l’eau de mer. Actuellement, 17 stations sont déjà opérationnelles, offrant une capacité totale de 320 millions de mètres cubes par an.
Parmi les grands projets en cours, la station de dessalement de Casablanca se distingue : elle deviendra la plus grande d’Afrique, avec une capacité de 300 millions de mètres cubes. Son ouverture complète est prévue pour fin 2026.
Les stations de Jorf Lasfar et Safi, déjà partiellement actives depuis 2023, couvrent 80 % des besoins en eau potable du sud de Casablanca, et devraient fonctionner à plein régime d’ici fin 2026.
Une politique proactive face aux défis climatiques
Cette politique volontariste s’inscrit dans une vision globale de justice sociale et de développement durable. Le Maroc ambitionne de garantir une sécurité hydrique durable, tout en consolidant sa résilience face aux effets du dérèglement climatique.
L’accès équitable à l’eau potable n’est plus seulement perçu comme un droit fondamental, mais aussi comme un levier de développement humain et économique. À travers ces initiatives, le Royaume se positionne comme un modèle régional en matière de gestion durable des ressources en eau.


