Le Maroc franchit une nouvelle étape dans le développement de son réseau ferroviaire. De vastes travaux viennent d’être engagés à Casablanca dans le cadre du projet de Ligne à Grande Vitesse (LGV) Kénitra-Marrakech, avec pour objectif de préparer l’arrivée du TGV marocain et d’élargir les capacités de circulation entre le nord et le sud du royaume.
Un projet ferroviaire stratégique
L’Office national des chemins de fer (ONCF) supervise ce chantier colossal qui comprend la réalisation de 600 kilomètres de voies supplémentaires et la construction de nouvelles gares modernes et connectées. Ces infrastructures permettront de relier Kénitra à Marrakech en seulement 2h40, renforçant la compétitivité économique et facilitant la mobilité des voyageurs.
Des travaux d’envergure à Casablanca
Les premiers travaux concernent la région de Casablanca, notamment entre Mohammedia et Nouaceur. Pour fluidifier le trafic, les entreprises exécutantes procèdent à l’agrandissement d’environ 40 ouvrages d’art (ponts, viaducs, passages). Ces aménagements visent à accueillir les trains à grande vitesse, mais aussi à moderniser les lignes destinées aux trains de banlieue et au fret.
Un calendrier ambitieux
Selon l’ONCF, les travaux seront achevés d’ici 2027. Durant cette période, le service des transports sera ponctuellement perturbé, avec notamment la fermeture temporaire de certaines gares comme celle de Mers Sultan pour rénovation. Un dispositif spécial d’information a été mis en place afin d’accompagner les voyageurs et limiter l’impact sur leurs déplacements.
Un levier pour la mobilité et l’économie
Le projet LGV Kénitra-Marrakech constitue un axe structurant du développement ferroviaire marocain. Il permettra de relier rapidement les grandes métropoles, de soutenir la croissance touristique et d’améliorer la logistique des marchandises. Cette avancée renforce la place du Maroc comme acteur majeur du transport moderne en Afrique.


