Le train à grande vitesse Al Boraq continue de faire parler de lui à l’international. Alors que le Maroc exploite depuis 2018 la première ligne TGV d’Afrique, plusieurs observateurs américains mettent en avant la réussite du modèle marocain face aux difficultés rencontrées par le projet de TGV en Californie. Entre maîtrise des coûts, rapidité d’exécution et performances opérationnelles, le Royaume s’impose comme une référence en matière d’infrastructures ferroviaires.

Le Maroc à 320 kmh Al Boraq devient un modèle face aux retards du TGV californien

Al Boraq, la réussite du train à grande vitesse marocain

Reliant Casablanca, Rabat, Kénitra et Tanger, Al Boraq circule à une vitesse pouvant atteindre 320 km/h sur la ligne à grande vitesse dédiée. Depuis sa mise en service, ce projet a profondément transformé les déplacements entre les grandes villes du nord du Maroc, réduisant considérablement les temps de trajet.

Le succès de cette infrastructure dépasse désormais les frontières marocaines. Plusieurs médias internationaux soulignent l’efficacité du projet, notamment sa capacité à avoir été livré dans des délais maîtrisés et avec un coût bien inférieur à celui de nombreux projets comparables.

Le contraste avec le projet de TGV en Californie

Aux États-Unis, le projet de train à grande vitesse californien accumule depuis plusieurs années retards, révisions budgétaires et difficultés administratives. Malgré la puissance économique de la Californie, la première section du réseau n’est toujours pas en exploitation.

Des analystes estiment que l’expérience marocaine démontre qu’une approche progressive, associée à une planification pragmatique et à une utilisation optimisée des infrastructures existantes, peut permettre de développer un réseau ferroviaire performant à un coût plus maîtrisé.

Une stratégie ferroviaire saluée à l’international

Le développement d’Al Boraq repose sur un modèle hybride : le train circule sur une ligne classique entre Casablanca et Kénitra avant de rejoindre la ligne à grande vitesse jusqu’à Tanger. Cette solution a permis d’accélérer la mise en service tout en limitant les investissements initiaux.

Cette stratégie est aujourd’hui régulièrement citée comme un exemple d’efficacité dans le secteur des grands projets ferroviaires, où les dépassements de coûts et les retards sont fréquents.

Le Maroc poursuit l’extension de son réseau TGV

Fort du succès d’Al Boraq, le Royaume poursuit ses investissements dans les infrastructures ferroviaires avec le projet de LGV Kénitra-Marrakech, destiné à étendre le réseau à grande vitesse vers le centre du pays.

Ce chantier s’inscrit dans une stratégie nationale visant à renforcer la mobilité durable, accompagner la croissance économique et préparer les grands événements internationaux, tout en confirmant la place du Maroc parmi les pays les plus avancés d’Afrique en matière de transport ferroviaire.